Guide indépendant : pas une plateforme, pas un token, pas un service de récupération de fonds.Sources et méthode

Vérification officielle

Liste noire AMF crypto : utile, mais pas suffisante

La liste noire AMF est un excellent signal d’arrêt, mais elle ne doit jamais être utilisée comme seul critère de confiance.

Mis à jour : 22 juin 2026

Réponse courte : la liste noire AMF est un signal très utile, mais elle ne suffit pas. Si un site y apparaît, vous devez arrêter. S’il n’y apparaît pas, cela ne veut pas dire qu’il est fiable : il faut croiser les listes blanches, le nom légal, le domaine, les contacts et les conditions de retrait.

  • Présence en liste noire : signal rouge.
  • Absence en liste noire : pas une garantie.
  • Usurpation possible : vérifiez toujours l’adresse exacte du site et les contacts.

Verdict Scalia

La liste noire sert à arrêter, pas à donner un feu vert

  • Si le site est listé, ne payez pas et ne donnez aucun accès.
  • Si le site n’est pas listé, continuez les vérifications.
  • Si le site imite une société régulée, vérifiez le domaine officiel et les contacts depuis la source officielle.

Comment utiliser la liste noire AMF sans se tromper

Recherchez plusieurs formes : nom commercial, nom légal, adresse du site, nom de domaine sans “https”, variante avec tirets, email et éventuel nom du conseiller. Les fraudeurs changent souvent de domaine ou utilisent des noms proches de sociétés réelles.

  1. Copiez le domaine exact depuis la barre d’adresse, pas depuis le texte du lien.
  2. Recherchez les variantes du nom et du domaine.
  3. Comparez avec les listes blanches si la société prétend être autorisée.
  4. Gardez une capture si vous trouvez une correspondance.
  5. Ne payez pas si la plateforme vous réclame un nouveau versement.

La limite principale : l’absence ne prouve pas la fiabilité

Un site frauduleux peut être trop récent pour être déjà signalé. Il peut changer de nom, copier une marque connue, utiliser un domaine provisoire ou cibler peu de victimes avant de disparaître. C’est pour cela que la liste noire doit être utilisée comme un filtre d’alerte, pas comme un certificat de confiance.

Résultat de rechercheInterprétation prudenteAction
Le site est dans la liste noireRisque majeur identifié par une autorité.Arrêter tout paiement, conserver les preuves.
Le site n’est pas dans la liste noireAucune garantie : le site peut être nouveau ou non détecté.Vérifier listes blanches, identité, retrait et signaux rouges.
Le nom ressemble à une vraie sociétéRisque d’usurpation d’identité.Comparer domaine, email, téléphone et registre officiel.

Les 5 vérifications à croiser avec la liste noire

  • Le site apparaît-il dans les listes blanches PSAN/PSCA si l’activité le nécessite ?
  • Le domaine correspond-il exactement au site officiel de l’acteur prétendu ?
  • Le support vous contacte-t-il depuis un email professionnel vérifiable ?
  • Les conditions de retrait étaient-elles connues avant votre dépôt ?
  • Vous réclame-t-on une taxe, assurance ou commission avant retrait ?

Attention aux usurpations d’acteurs régulés

Un escroc peut utiliser le nom d’une société existante pour vous rassurer. Le fait qu’un nom ressemble à une société autorisée ne suffit donc pas. Vérifiez l’adresse du site officiel, les coordonnées publiées par l’autorité, et ne rappelez jamais un numéro donné uniquement par l’interlocuteur.

Bon réflexe : partez toujours de la source officielle, jamais du lien reçu dans WhatsApp, Telegram, SMS ou email.

Si vous trouvez le site dans la liste noire

Ne cherchez pas à négocier avec le support. Ne payez pas de frais pour “régulariser” votre situation. Préparez plutôt les preuves et consultez les démarches officielles.

  1. Faites une capture de la page AMF et de la page du site concerné.
  2. Notez la date, les montants, les adresses crypto et les coordonnées utilisées.
  3. Contactez votre banque si un paiement récent a été fait par carte ou virement.
  4. Consultez les démarches de plainte ou signalement adaptées.

Questions fréquentes

La liste noire AMF est-elle exhaustive ?

Non. Les listes évoluent et ne peuvent pas contenir tous les sites frauduleux existants, surtout les sites récents ou ceux qui changent souvent de nom.

Si un site n’est pas dans la liste noire, est-il fiable ?

Non. L’absence dans la liste noire n’est jamais une garantie. Il faut vérifier aussi les listes blanches, le nom légal, le domaine, les contacts et les conditions de retrait.

Que faire si le site est listé ?

N’envoyez pas d’argent, conservez les preuves, cessez les échanges sous pression et consultez les démarches officielles si vous avez déjà payé.

Pourquoi un faux site peut-il utiliser le nom d’une vraie société ?

L’usurpation consiste à copier le nom, le logo ou les informations d’un acteur réel pour rassurer la victime.

Faut-il payer un expert qui promet de sortir un site de la liste noire ?

Non. Une promesse de récupération ou de déblocage contre paiement peut être une deuxième arnaque.

Sources officielles et limites

Ces repères sont éducatifs. Ils ne remplacent pas une banque, une autorité publique, un avocat ou un conseiller fiscal. En cas de doute, privilégiez toujours les pages officielles et conservez vos preuves.

Crédibilité éditoriale

  • Rédaction : Équipe ScaliaCrypto.
  • Dernière vérification : 22 juin 2026.
  • Mise à jour : les pages sensibles sont relues au moins tous les 3 mois ou plus tôt si une source officielle évolue.
  • Sources prioritaires : AMF, ACPR / Banque de France, Cybermalveillance.gouv.fr, Service-Public.fr, impots.gouv.fr et documentations officielles des plateformes ou wallets quand nécessaire. Voir la méthode de vérification.
  • Limite : contenu éducatif, sans conseil financier, fiscal ou juridique personnalisé.