Accès à distance
Un conseiller veut contrôler votre écran ?
Quand un conseiller crypto, un support ou un technicien vous demande d’installer AnyDesk, TeamViewer ou de partager votre écran, le danger peut devenir immédiat.
Mis à jour : 22 juin 2026Réponse courte : N’installez pas de logiciel de contrôle à distance à la demande d’un conseiller crypto inconnu. Si l’accès a déjà été donné, coupez la connexion, utilisez un autre appareil pour changer vos mots de passe importants, contactez votre banque si des comptes ont été consultés et conservez les preuves des échanges.
Rouge — ne laissez pas un inconnu piloter votre appareil
- N’ouvrez pas votre banque, vos emails, vos plateformes crypto ou votre wallet pendant un partage d’écran.
- Ne saisissez pas de codes, mots de passe ou 12/24 mots pendant la session.
- Si l’accès a eu lieu, considérez l’appareil comme à vérifier avant de l’utiliser pour des comptes sensibles.
- Contactez rapidement votre banque si un compte bancaire a été affiché ou manipulé.
Pourquoi un accès à distance change tout
Un logiciel comme AnyDesk ou TeamViewer peut être parfaitement légitime dans un cadre professionnel ou familial connu. Le problème n’est pas l’outil en lui-même : c’est la personne qui vous demande de l’installer, le contexte et ce qu’elle vous fait faire ensuite.
Si un faux conseiller contrôle votre écran, il peut voir vos comptes, vous guider vers un virement, vous faire valider une opération, récupérer des codes, modifier des paramètres, installer d’autres outils ou observer des informations que vous pensez privées.
L’escroc voit ce que vous ouvrez : banque, email, wallet, codes reçus.
Il peut vous presser de cliquer sans vous laisser réfléchir.
Selon les paramètres, il peut tenter de revenir plus tard ou installer un élément indésirable.
Les signes rouges pendant l’appel ou la session
- Le conseiller vous demande d’ouvrir votre banque en ligne.
- Il vous demande de masquer l’appel à vos proches.
- Il insiste pour agir “maintenant” ou “avant la fermeture du marché”.
- Il vous demande de vous connecter à Binance, Coinbase, Ledger Live, MetaMask ou votre email.
- Il demande un code SMS, un code 2FA ou une validation bancaire.
- Il vous interdit de toucher la souris ou de fermer la fenêtre.
- Il vous fait acheter des cryptos puis les envoyer vers une adresse qu’il donne.
- Il vous demande de montrer vos 12 ou 24 mots secrets.
« Installez AnyDesk, je vais faire la manipulation pour vous. »
« Ne touchez à rien, je m’occupe du retrait. »
« Ouvrez votre banque, c’est juste pour vérifier. »
« Validez le code, c’est une confirmation de sécurité. »
Si vous avez déjà donné accès à votre écran
- Coupez la session. Fermez le logiciel, déconnectez Internet si nécessaire et ne relancez pas l’appel.
- Utilisez un autre appareil sain. Depuis un téléphone ou ordinateur non contrôlé, changez les mots de passe critiques.
- Contactez votre banque. Si un compte bancaire a été ouvert ou si une opération a été préparée, signalez-le immédiatement.
- Vérifiez les accès installés. Désinstallez l’outil de prise en main à distance si vous n’en avez plus besoin et faites contrôler l’appareil.
- Révoquez les sessions actives. Email, plateformes crypto, comptes cloud, réseaux sociaux, gestionnaires de mots de passe.
- Conservez les preuves. N’effacez pas l’historique avant d’avoir documenté les faits.
Les comptes à sécuriser en priorité
| Compte exposé | Action prioritaire |
|---|---|
| Email principal | Changer le mot de passe, vérifier les règles de transfert, déconnecter les sessions inconnues. |
| Banque | Contacter le conseiller, surveiller les opérations, demander les mesures de sécurité disponibles. |
| Plateformes crypto | Changer le mot de passe, réinitialiser le 2FA si nécessaire, vérifier les retraits et adresses enregistrées. |
| Wallet | Si la phrase a été vue ou saisie, considérer le wallet comme compromis. |
| Ordinateur | Faire analyser l’appareil, supprimer l’accès distant, vérifier les logiciels installés récemment. |
Les preuves à garder après une prise en main à distance
Nom du logiciel, identifiant de session, heure, durée, captures si disponibles.
Numéro, email, compte Telegram/WhatsApp, nom utilisé, enregistrements vocaux si légaux et disponibles.
Comptes ouverts, opérations validées, adresses crypto affichées, virements ou achats réalisés.
Instructions reçues, menaces, promesses, demandes de codes ou de confidentialité.
Questions fréquentes
AnyDesk ou TeamViewer sont-ils toujours dangereux ?
Non. Ce sont des outils légitimes. Le danger vient d’un interlocuteur inconnu ou non vérifié qui vous pousse à les installer pour gérer votre argent, vos comptes ou vos cryptos.
J’ai fermé AnyDesk : est-ce suffisant ?
Pas toujours. Vérifiez que l’accès est bien désinstallé ou désactivé, puis sécurisez les comptes ouverts pendant la session.
Le conseiller a seulement regardé, pas cliqué : suis-je en sécurité ?
Pas forcément. Il a pu voir des informations sensibles, codes, emails, soldes, adresses ou habitudes. Agissez selon ce qui a été affiché.
Dois-je réinitialiser mon ordinateur ?
Cela dépend de ce qui a été installé et fait. En cas de doute, faites analyser l’appareil ou demandez de l’aide à un professionnel de confiance.
J’ai validé un code pendant la session : que faire ?
Contactez immédiatement le service concerné, surtout s’il s’agit de banque, email ou plateforme crypto, puis changez les accès depuis un appareil sain.
Sources officielles et limites
Cette page est un guide de prévention. Elle ne constitue pas un conseil financier, fiscal ou juridique personnalisé. En cas de paiement récent, contactez votre banque et conservez toutes les preuves.
Crédibilité éditoriale
- Rédaction : Équipe ScaliaCrypto.
- Dernière vérification : 22 juin 2026.
- Mise à jour : les pages sensibles sont relues au moins tous les 3 mois ou plus tôt si une source officielle évolue.
- Sources prioritaires : AMF, ACPR / Banque de France, Cybermalveillance.gouv.fr, Service-Public.fr, impots.gouv.fr et documentations officielles des plateformes ou wallets quand nécessaire. Voir la méthode de vérification.
- Limite : contenu éducatif, sans conseil financier, fiscal ou juridique personnalisé.